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  • Réponse à l'émission " Question à la une "sur les croquettes

    Publié le Jeudi 14 Décembre 2017

    Bonjour à tous , je vous transmet la réponse à l'émission diffusé ce mercredi 13/12 au soir du Professeur Diez de l'Université de Liège:

     

    CROQUETTES POUR ANIMAUX : DU POISON DANS LES GAMELLES ?

    Pr Marianne DIEZ, Unité de Nutrition des animaux domestiques, FMV, ULiège,
    EBVS European Specialist in Veterinary and Comparative Nutrition, mdiez@uliege.be

    Ce reportage a été précédemment diffusé sur France 5, sous un autre titre. Il s’agit d’un reportage réalisé en France ; la version « belge » est assez similaire.

    Le reportage est factuel dans un premier temps mais il contient aussi de nombreuses séquences choquantes et de fausses informations.

    La partie factuelle concerne des informations statistiques : nombre de chiens, de chats, pourcentage d’animaux nourris avec des croquettes et dépenses moyennes des ménages par chien ou par chat.

    Une fois présentées ces informations, suit un réquisitoire contre la présence des farines animales, comme d’habitude présentées comme des « déchets » et contre la présence de glucides dans les aliments pour chiens et chats, réquisitoire en 3 temps basé sur les arguments suivants 1) la présence de mycotoxines, 2) le caractère contre-nature des glucides et 3) les aspects légaux.

    Le premier point concerne la présence de mycotoxines dans les aliments secs (8 produits analysés par un laboratoire indépendant) ; tous les aliments contenaient des mycotoxines (sources : céréales) à des degrés divers. Rappelons que la législation européenne considère comme substances indésirables seulement 2 mycotoxines (l’ergot de seigle et les aflatoxines)1 tandis que pour les autres, il ne s’agit que de recommandations2. Par ailleurs, deux publications font état de la présence de mycotoxines dans les aliments pour animaux de compagnie3. Les fabricants doivent s’assurer de la qualité de leurs matières premières en pratiquant des contrôles systématiques sur toutes les livraisons de céréales ; certains le font, d’autres pas. Si les vétérinaires vendent des croquettes, c’est donc bien à eux de mettre la pression sur les fabricants pour qu’ils leur donnent toutes les informations relatives à ces contrôles et qu’ils démontrent qu’ils luttent effectivement contre la présence de ces contaminants. En outre, précisons que la présence de mycotoxines dans les aliments n’est pas limitée à l’alimentation animale ; en alimentation humaine, des produits transformés (riz, pâtes, céréales de type cornflakes ou noix) sont régulièrement retirés des rayons ou rappelés quand des contrôles se sont avérés positifs4.

    Le deuxième point concerne le caractère « contre-nature » des glucides. Ici, soulignons que le reportage n’est pas honnête et délivre des messages faux ou incomplets. Tout d’abord, si l’on se réfère aux hydrates de carbone digestibles, il faut différencier l’amidon des sucres (solubles). Ces derniers ne devraient pas être présents dans l’alimentation des carnivores. La confusion entre les deux substances est fréquente dans les reportages, la plupart des journalistes et des propriétaires appelant l’amidon, les « sucres ». Dans le reportage, le gluten (protéine végétale) est également associé aux glucides, ce qui est faux puisqu’il s’agit, pour 80 %, d’une source de protéines végétales.

    Il est fait état dans le reportage, avec pour tout argument un visuel (les dents, le rapport entre la longueur du corps et la longueur de l’intestin, comparant les carnivores à un ruminant dont l’apport en glucides se fait principalement sous forme de fibres !), que les carnivores ne digèrent pas les glucides (l’amidon) ; or cela est faux et a été démontré par de nombreux travaux scientifiques5. Pour chaque espèce (chien ou chat), les activités enzymatiques intervenant dans la digestion des glucides (lactose, amidon) ont été quantifiées par rapport à différentes sources. L’amidon cuit est digéré à plus de 90 %, ce qui est bien supérieur au coefficient moyen de digestion des protéines. En outre, les travaux génétiques récemment publiés ont démontré l’adaptation du chien moderne (les différentes races) à son mode de vie au contact de l’homme et donc, une modification de certains gènes en relation avec le métabolisme des glucides6. Il existe par ailleurs une contradiction quand on prétend que les carnivores ne digèrent pas l’amidon (qui devrait alors être retrouvé intact dans les fèces) et que l’on déplore ses effets sur la santé ! Deux cas sont censés soutenir le discours, d’une part, un chat diabétique et d’autre part, un chien qui présente une « dermatite ». Ce procédé est de la malhonnêteté intellectuelle parce qu’il a été prouvé chez le chat, depuis plus de 20 ans, que c’était l’obésité –et non l’amidon présent dans la ration- qui était la cause du diabète7. Pourquoi ne pas souligner que l’alimentation à volonté chez le chat sédentaire est formellement déconseillée ? En ce qui concerne le chien présenté, aucune information ne permet de mettre en relation la « dermatite » et une intolérance aux glucides. Le point de vue d’un(e) dermatologue serait sans doute des plus intéressants. Quant à prétendre que « 50 à 60 % des maladies sont dues à l’alimentation » ; cela ne veut rien dire. Une alimentation déséquilibrée à long terme aura toujours pour conséquence l’apparition de maladies, mais il est sous-entendu ici que l’alimentation « usuelle » est responsable de maladies. Le but est de faire peur aux propriétaires. Cette situation porte également atteinte à la probité de la profession, suggérant que les vétérinaires recommandent des aliments « toxiques » pour les animaux de compagnie.

    Pour le troisième point, à savoir les aspects légaux, on ne peut que déplorer que la concentration en amidon ou en extractif non azoté ne soit pas présente sur l’étiquette. La lecture de l’étiquette est une étape dans l’évaluation des aliments. Néanmoins, la seule lecture d’étiquette, si elle fournit certaines informations, ne permet pas de juger de la qualité d’un aliment et n’autorise donc aucun « classement » qualitatif. La seule exception est un déséquilibre nutritionnel évident en nutriments essentiels. Un pourcentage élevé de protéines n’est donc pas synonyme de digestibilité élevée ; c’est la pratique qui permet de voir si les aliments sont de bonne qualité, et également les tests de digestibilité.

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    Un point jamais évoqué dans la « chasse aux glucides » est leur remplacement. En effet, puisque l’énergie ne peut provenir que des glucides digestibles, lipides et protéines, si on supprime –ou si on diminue fortement les apports en glucides-, par quoi faut-il les remplacer ? Les lipides ou les protéines ? A priori, certainement pas par les lipides pour la plupart des animaux de compagnie –stérilisés et sédentarisés- qui n’ont nul besoin de régime plus gras et forcément plus denses en énergie. La substitution devrait alors se faire par les protéines, dont les sources animales sont de plus en plus rares, coûteuses et écologiquement peu défendables, sans parler de l’aspect éthique. La substitution par les protéines végétales est certes envisageable, au moins partiellement d’un point de vue technique, mais est tout aussi « contre-nature » que l’apport de glucides, pour les tenants de cette théorie.

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    Le reportage présente également une éleveuse qui recommande des aliments secs complets pour les chiots qu’elle produit. L’accent est mis sur le côté négatif de cette recommandation alors qu’il s’agit aujourd’hui de la pratique la plus sûre pour éviter les carences et les déséquilibres nutritionnels, à condition qu’un plan de rationnement correct soit mis en place.

    Et enfin, le reportage se termine sur une forme de promotion du BARF, quelques personnes attendant sur un parking une camionnette de viandes congelées ou fraîches, ces dernières transférées dans un véhicule non réfrigéré pour livraison ultérieure à de nouveaux « adeptes », selon les propres termes de la journaliste. Et pour finir la gamelle BARF avec os – alimentation déséquilibrée dans plus de 60 % des cas8- est dévorée en quelques secondes, avec les risques inhérents à l’ingestion d’os non broyés.

    Conclusion

    Le reportage mélange informations et désinformations dans une approche partiale, sans recul, ce qui est devenu de plus en plus habituel. Les sentiments néfastes qu’il produit chez les propriétaires –peur, culpabilité, sentiment d’être manipulé par l’industrie, les vétérinaires, etc...- sont sans doute le but recherché.

    Il présente comme seule alternative à « la toxicité des croquettes » une alimentation de type BARF, qui jusqu’ici n’a montré aucune supériorité en termes de santé, ce qui est logique vu les déséquilibres induits par cette pratique. Au contraire, l’alimentation BARF –qui en réalité correspond à des multitudes de pratique, d’une gamelle éventuellement complète à une distribution unique de viande fraîche » a permis le retour de maladies qui avaient disparu comme le rachitisme et les carences diverses.

    Enfin, pour ceux qui se posent des questions, la ration ménagère équilibrée (et donc, calculée, individualisée) n’est pas du tout abordée alors qu’elle constitue une réelle alternative à l’alimentation commerciale pour les propriétaires qui souhaitent y consacrer du temps et quelques moyens.

    Finalement, dès lors se pose la question : comment nourrir mon animal de compagnie pour une santé et une longévité optimale ?

    La réponse tient en quelques points de bon sens :

    1. Une alimentation complète et équilibrée, adaptée à son espèce (chien ou chat), son âge, au fait qu’il soit stérilisé ou non, son environnement, son activité et à son état d’embonpoint. Une seule « recette » ne peut convenir à tous.

    2. L’alimentation doit être rationnée, ce qui signifie que l’on doit adapter la quantité journalière aux dépenses énergétiques, de façon à éviter tout amaigrissement ou toute prise de poids qui est dommageable pour la santé. Le surpoids et l’obésité engendrent autre autres, des lésions articulaires, de l’intolérance à l’effort, des troubles cardiaques et hépatiques.

    3. Le plus grand risque encouru par les chiens et les chats en Belgique est actuellement le surpoids et les excès alimentaires qui touchaient 36 % des chats et 34 % des chiens, dans une étude réalisée dans le Bénélux en 2010.

    4. La sédentarité (le fait pour les animaux de ne pas avoir suffisamment d’exercices) est un facteur qui prédispose non seulement au surpoids mais à de nombreuses autres maladies chroniques comme les calculs urinaires et le diabète chez le chat.

    Toutes les références citées dans ce texte sont des études réalisées par des chercheurs(euses) indépendant(e)s de l’industrie.

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  • Notion de reproduction canine

    Publié le Mercredi 28 Octobre 2015

    Quelques notions de reproduction chez la chienne:


    La puberté chez la chienne:


    Elle est définie comme l'apparition de la capacité à se reproduire, ce qui est marquée par l'apparition des premières chaleurs. Cette apparition dépend de l'âge et de la race. Les toutes premières chaleurs se manifestent lorsque la femelle a atteint environ deux tiers de son poids définitif d'adulte.

    Les petites races (Bichons, Shih-Tzu...) ont souvent leur premières "chasses" vers l'âge de 6 à 8 mois. Dans certaines races géantes (Dog allemand, Léonberg...), il arrive que celles-ci ne soient visibles que vers 12 à 20 mois.

    Les premières chaleurs sont souvent plus courtes que les chaleurs suivantes, la chienne n'exprime que peu de signes cliniques: peu de pertes de sang, peu d'attirance des mâles. Le vétérinaire examine la taille de la vulve car celle-ci augmente nettement lorsque des chaleurs ont eu lieu.

    Faut il reproduire une chienne lors de ses premières chaleurs ?

    La fécondité maximale n'est pas atteinte avant les 3 ème ou 4 ème chaleurs, soit environ l'âge de 3 ans, toutes races confondues.

    Attention certains médicaments anti-fongiques, pour guérir les teignes par exemple sont biens connus pour pertuber la synthèse des hormones sexuelles

     

    Chez le Mâle:

    Elle est définie par l'apparition des premiers spermatoïdes dans la semence, et les essais de copulation avec les femelles. Elle se situe, entre 5 mois et 8 mois, les plus petites races étant plus précoces que les grandes. Mais attention, la puberté ne coïncide pas avec l'aptitude à féconder. Chez le très jeune chien, le sperme est pauvre en  spermatozoïdes et ceux ci sont peu mobiles et peu fécondants. Il est donc pas conseillé de mettre à la reproduction un chien avant 6 à 12 mois, et même dans les races géantes, il arrive qu'un chien ne soit pleinement fécond que vers 15 à 24 mois.

     

    La descente testiculaire:

    Chez le foetus, les testicules sont situés dans l'abdomen, ils doivent migrer durant la gestation, sous l'influence des hormones mâles et franchissent la région inguinale peu après la naissance. Dans la majorité des cas, les testicules ont atteint les bourses entre 15 et 40 jours après la naissance, néanmoins ceux ci sont très petits et très mou pas toujours facile à détecter. Si un des deux testicules ne sont pas en place dans les bourses à l'âge de 6 mois, on parle d'ectopie testiculaire ou de cryptorchidie, ceux ci peuvent être bloqués dans l'abdomen ou à différents niveaux du trajet inguinal. Cette anomalie étant génétique on déconseille de faire reproduire ces animaux, il s'agit d'un motif de non confirmation ou d'interdiction aux chiens de races de se reproduire. De plus, il y a pour ce chien 10 plus de chance pour ce chien de développer un cancer testiculaire à l'âge adulte. Il est donc recommandé la castration de ces chiens dés leur plus jeunes âge. L'anneau inguinale , c'est à dire l'orifice entre l'abdomen et le scrotum est fermé à 6 mois, du fait de l'augmentation de taille des testicules , la descente passé cette âge est impossible.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les différentes phases du cycle


    Les chiennes sont en moyenne deux fois en chaleurs par an, pendant une période allant d'une dizaine de jours jusqu'à parfois 4 semaines. les chaleurs sont caractérisées par la présence d'écoulements vulvaires sanguinolentset par l'attirance du mâle. Elles se divisent en deux phases:

    -Le Pro-oestrus: la chienne est en chaleurs mais ne veut pas encore s'accoupler, la durée peut être de 3 à 4 jours jusqu'à parfois près de 3 semaines!

    -L'oestrus: la chienne est réceptive aux mâles. On rentre dans la phase de recherche du partenaire, elle peut durer de quelques heures à une semaine.

    Après les chaleurs, qu'elles aient été ou non saillies, les chiennes ont pendant environ deux mois un fonctionnement hormonal quasi identique. Elles refusent le mâle et sécrètent de grande quantités de progésterone, par le corps jaune.

    L'anoestrus ou le repos sexuel complet dure deux à trois mois parfois plus. Elle augmente chez les chiennes qui vieillissent : passé l'âge de 8 ans en moyenne, les chaleurs sont moins fréquentes. Celui ci est rallongé après une mise bas ou lactation.

    Lors des chaleurs, dans les ovaires, des structures rondes appelées follicules grossissent, ils sécrètent principalement des hormones: les oestrogènes. Lors de l'ovulation, les follicules libèrent les ovocytes et les follicules se transforment en corps jaunes qui eux sécrètent la progéstérone. Qu'une chienne soit gestante ou non, la progestérone est secrétée pendant environ deux mois après ses chaleurs. En cas de gestation, le taux de progestérone s'effondre brutalement 12 à 24h avant la mise bas.

    La fréquence des chaleurs


    Certaines races sont connues pour exprimer naturellement des chaleurs plus rapprochées ou plus espacées. Certaines femelles Berger Allemand ou Rottweiler peuvent rentrer en chaleur tous les 4 mois. A l'inverse, des femelles Colleys ou Labrador ont des chaleurs tous les 8 à 9 mois. Dû à la sécrétion de phéromones qu'émettent les femelles en chaleurs, les chaleurs de certaines chiennes se synchronisent. Cela a un intérêt majeur dans la nature, puisqu'elle permettait aux femelles soit d'aider la femelle dominante à élever les chiots, soit de la remplacer si cette dernière mourait.

    La carrière reproductrice

    Comme dit précedement, un jeune chien à peine pubère produit une semence peu concentrée et de moindre qualité. A l'inverse, après 9 à 10 ans, les mâles ont parfois des difficultés à s'accoupler et produisent souvent un sperme de moins bonne qualité, moinsconcentré et avec des anomalies de spermatozoides plus fréquentes. La congélation de la semence chez les jeunes adultes permet de prolonger la carrière reproductrice des mâles.

    Il est préférable de ne pas dépasser une portée par an. On conseille de ne pas dépasser quatre à six portées pendant toute le carrière reproductrice d'une chienne, et de ne pas la faire reproduire au-dela de 8 ou 9 ans.

  • Changement d'adresse

    Publié le Dimanche 2 Novembre 2014

    Attention! le cabinet vétérinaire se trouve désormais Rue Neuve 52 B, toujours à 4032 Chênée

     

     

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